Gaz naturel : les tarifs réglementés seront un petit peu en baisse en février

Gaz naturel : les tarifs réglementés seront un petit peu en baisse en février

Enfin une baisse est en vue pour les tarifs réglementés du gaz naturel de l’Engie, qui n’ont pas cessé de s’accroître durant les trois derniers mois. La hausse enregistrée en ce janvier 2017 a même été la plus marquée : 5 %.

Forte hausse durant les trois derniers mois

Les tarifs du gaz pratiqués par l’Engie ont commencé à augmenter en novembre 2016 : avec une hausse moyenne de 1,59 % hors taxe. La hausse concerne les trois modes d’abonnement du gaz. 0,5 % sur la consommation pour la cuisson uniquement, 1,6 % sur la consommation en chauffage, et 1 % sur la double utilisation pour la cuisson et l’eau chaude.

La Commission de régulation de l’énergie (CRE) ont délibéré à cette époque que cette hausse des tarifs de gaz de l’Engie a été due à l’augmentation des coûts d’approvisionnement.

En décembre 2016, les tarifs réglementés du gaz de l’Engie ont encore progressé de 2,5 %. Toutefois, c’est la hausse de 5 % au 1er janvier 2017  qui a été la plus importante durant les trois derniers mois.

Le chauffage tourne pourtant à plein régime en ce mois de janvier où les températures se font souvent rigoureuses. Cette augmentation est surtout due à la mise en vigueur au 1er janvier 2017 de la hausse de 35 % de la Contribution climat-énergie (CCE). Mais la forte augmentation des coûts d’approvisionnement qui ont pesé sur l’Engie figure également parmi les raisons principales de cette hausse considérable des tarifs du gaz au 1er janvier 2017.

0,6 % de baisse au 1er février 2017

C’est une bonne nouvelle, bien sûr, pour les quelque 5,8 millions de consommateurs en France qui sont soumis aux tarifs réglementés du gaz de l’Engie. Notons que la France compte 10,6 millions de ménages consommateurs de gaz naturel. Ceux-ci sont soumis soit aux tarifs réglementés de l’ancien monopole, soit à ceux des entreprises énergétiques telles que l’Engie, l’EDF, Direct Energie, Eni, Lampiris, etc.

La baisse prévue au 1er février 2017 ne sera que de 0,6 %, ce qui ne va donc pas faire oublier les 5 % de hausse appliqués au Nouvel An. Mais on peut dire que c’est déjà une baisse, que c’est une forme de répit plus que bienvenu. De plus, après 3 mois consécutifs de hausse, faut-il espérer une diminution conséquente ?

Pour rappel, les tarifs ont déjà baissé de 12 % depuis janvier 2015. Et rien qu’en 2016, les tarifs annuels moyens ont affiché une baisse de 5,8 %. La hausse au 1er janvier 2017 est donc à considérer comme abordable.

Les facteurs de détermination des prix du gaz

L’Engie procède tous les mois à la révision des tarifs réglementés du gaz. Ceux-ci changent donc tous les 1ers du mois, revus à la hausse ou à la baisse. Les facteurs clés tenus compte lors de la détermination de ces tarifs sont principalement les prix de gros du gaz sur le marché mondial ainsi que le cours du baril de pétrole.

Si le cours du pétrole monte, les coûts d’approvisionnement des entreprises énergétiques vont indubitablement augmenter. Et la loi autorise pleinement à l’Engie de répercuter la totalité de ses coûts d’approvisionnement sur les tarifs pratiqués aux abonnés.

Cela concerne les particuliers uniquement

En France, seuls les consommateurs particuliers sont actuellement soumis aux tarifs réglementés du gaz naturel. Les offres aux tarifs réglementés ont toutes disparues pour les consommateurs professionnels depuis le 1er janvier 2016. Ceux-ci disposent désormais d’un contrat d’abonnement aux prix de marché.

L’abonnement aux tarifs réglementés ne signifie pas que le marché est monopolisé, non. Les particuliers ont bien la possibilité de souscrire un contrat auprès du fournisseur de leur choix parmi les nombreuses entreprises présentes sur le marché. Ils peuvent également demander un contrat en offre de marché, s’ils le veulent.

Les tarifs au prix de marché présentent l’avantage d’être fixes tout au long du contrat d’abonnement. Les entreprises énergétiques n’ont pas le droit de faire progresser les tarifs qu’ils pratiquent que le prix du gaz sur le marché de gros et le coût d’approvisionnement soient en hausse. Les abonnés soumis au prix de marché ne sont donc concernés ni par les hausses, ni par les baisses des tarifs réglementés, quels que soit l’évolution des coûts de revient de leur fournisseur de gaz.